Débat d’ouverture — Du besoin de raconter des histoires
Débat animé par Mathieu Magnaudeix, journaliste à Médiapart
Pourquoi avons-nous tant besoin d’histoires pour comprendre le monde ?
Il y a les histoires que l’on raconte, celles que l’on écrit, d’autres que l’on écoute. Elles se transmettent, rassemblent, tissent et relient ; elles façonnent des mémoires et des identités, mais peuvent aussi diviser. Certaines s’appuient sur les faits, d’autres empruntent les chemins de la fiction : toutes disent quelque chose de notre besoin de donner forme au réel. Mais qui raconte ? À partir de quels faits, de quels silences, de quels souvenirs ? Et que devient une histoire lorsque plusieurs récits se disputent sa vérité ?
Depuis 2024, les Rencontres débutent par un débat avec Marseille pour point d’ancrage de la réflexion, organisé en partenariat avec Mediapart. Cette année, en écho au thème « Franchir / s’affranchir », il s’intéressera à notre besoin de raconter des histoires, à la lisière du journalisme, de l’enquête et de la fiction. Une question au cœur du nouveau roman de l’écrivain et journaliste franco-libanais Sabyl Ghoussoub, Mon imam, dans lequel il enquête sur la disparition de l’imam Moussa Sadr tout en revendiquant la liberté de l’écrivain d’investir les blancs de l’Histoire. Face aux témoignages contradictoires, aux mythes et aux récits politiques, la fiction peut-elle permettre une autre approche ? Il en débattra avec l’anthropologue Giulia Fabbiano (Aix-Marseille Université), dont les travaux interrogent notamment les mémoires et les récits liés aux migrations et à l’Algérie.
À lire
Giulia Fabbiano et Camille Faucourt (dir.), Revenir. Expériences du retour en Méditerranée, Mucem / Anamosa, 2024.
Sabyl Ghoussoub, Mon imam, Stock, 2026
Le débat est suivi à 21h de Loghofète, ou le prénom perdu de Fred Nevché (billet groupé pour la soirée). Possibilité de restauration sur place.
10€/5€/gratuit amU — billet groupé avec Loghofète, ou le prénom perdu